Dans les années 2010, la phase de « Renouveau minier » qu’a connue la France a contribué à remettre à l’agenda la question de l’extraction des matières premières minérales sur le territoire français. Aujourd'hui plus encore, les transitions énergétiques et numériques ainsi que le contexte géopolitique de tension accrue sur les métaux critiques et stratégiques, continuent d’alimenter les débats autour des mines et des carrières. La Chaire "Industrie Minérale & Territoires" contribue à nourrir la réflexion des parties prenantes sur ces sujets, pour renouveler les conditions d'un dialogue territorial autour de la place des ressources minérales dans les projets locaux, nationaux et internationaux.
Décrypter les présupposés Liés au positionnement stratégique de l'extraction des georessources dans les territoires
Le bilan
Reformuler la question de l'acceptabilité sociale pour renouveler le dialogue territorial
Contribuer à l'évolution des compétences de l'ensemble des parties prenantes
2020-2025
Pour en savoir plus sur la Chaire..
La chaire en quelques Chiffres
LA CHAIRE EN BANDE DESSINEE
La chaire en quelques mots
La Chaire EN Projets
La Chaire dans le monde
"L'extraction des géoressources intervient dans un contexte territorial pré-existant avec lequel il faut composer."
- L'industrie extractive valorise les ressources du sous-sol, inconnues ou ayant été exploitées par le passé, pour répondre aux besoins mondiaux.
- Elle s'intègre dans une histoire plus ou moins longue des populations locales avec les ressources souterraines.
"Bien connaître le territoire pour bien agir"
"Il s'agit de maîtriser le "risque social" lié à ce contexte territorial."
Les présupposés du positionnement stratégique de l'extraction des géoressources façonnent une politique du territoire comme "contexte" extérieur à diagnostiquer pour mieux le maîtriser.
- Le "risque social" est aujourd'hui considéré comme le risque n°1 pesant sur le devenir des projets extractifs.
- L'enjeu pour les acteurs industriels des ressources minérales est de quantifier ce risque afin de le maîtriser au mieux.
"L'extraction des géoressources permet d'investir dans des infrastructures et des services pour le territoire."
- L'activité extractive nécessite le développement d'infrastructures (de transport notamment) qui peuvent bénéficier à d'autres acteurs locaux, et sont ainsi présentées comme des services rendus au territoire.
- L'après-exploitation est l'occasion de rendre le site au territoire en fournissant de nouveaux services (patrimonialisation, revégétalisation, etc.)
Acceptabilité sociale et critallisation de la question extractive
Reformuler la question de l'acceptabilité sociale
Dans un contexte de relocalisation potentielle de certaines activités minières en France métropolitaine, se pose la question d’être "pour" ou "contre" un projet de mine ou de carrière à un moment donné et à un endroit précis. Cette question de l'"acceptabilité sociale" du projet positionne le dialogue territorial dans un contexte:
- D'urgence: une prise de décision qui arrive dans un contexte de pressions sur la ressource et qui ne peut être différé (instabilité géopolitique, rupture d’approvisionnement, besoins industriels)
- D'incertitudes: un projet industriel, transformant un territoire qui s’inscrit dans un temps long avec des risques potentiels, difficiles à évaluer
- De mise en opposition des savoirs et des expertises entre ceux qui sauraient, ceux qui ne comprendraient pas, ceux qui ne voudraient pas comprendre, ceux qui manipuleraient les vérités, etc.
Les travaux de la Chaire mettent en évidence l'importance de sortir de la question de l'acceptabilité sociale pour penser en termes de scénarios.
En conséquence, dans un tel débat binaire, voire parfois manichéen, qui simplifie à l’extrême la grande complexité du sujet, et où la prise de décision est complexe, c’est souvent le « non » qui l’emporte, par prudence, par absence de consensus, ou parce qu’il est plus simple de ne rien faire que de prendre des risques en agissant, ou de se mettre en capacité d’améliorer un projet dans une véritable démarche de co-construction.
La suite
Questionner la place des ressources minérales dans les scénarios territoriaux
Reformuler la question de l'acceptabilité sociale
Au-delà de l'impasse du "pour" ou "contre" l'activité extractive, il s'agit de placer au coeur du dalogue territorial trois questions fondamentales:
La question de l'intégration territoriale, ou plutôt de la territorialisation des projets et activités extractives.
Cette question amène à défendre le point de vue selon lequel le projet ou le site extractif ne peut pas être conçu comme une enclave dont on internaliserait les externalités. Le territoire qui le reçoit ne peut pas non plus être vu comme un contexte extérieur qu'il s'agit de maîtriser, comme un réceptacle passif aux projets qui s’y développent. Elle conduit à prêter plus d’attention aux interactions et aux créations de valeur qui existent à tout moment entre l'activité extractive et le territoire dans lequel il se développe.
Les travaux de la Chaire amènent à sortir de l'impasse de l'acceptabilité sociale pour questionner la place des ressources minérales dans les scénarios territoriaux.
La question de la scénarisation territoriale du projet et de l'évolution de l'activité extractive.
Cette question amène à mettre en débat le destin commun qui lie une activité extractive et un territoire, à décider collectivement des formes de distribution des valeurs générées et impactées par l'extraction des ressources du sous-sol, mais également à identifier les différents scénarios extractifs (en termes de temporalités, de spatialité, de gouvernance, d’infrastructures) en fonction des risques socioéconomiques et environnementaux, qu’ils soient positifs ou négatifs.
La question de l'échelle prise en compte dans le dialogue territorial..
Le dialogue territorial autour des projets extractifs suppose de faire co-exister de nombreuses échelles d'intérêt et d'impact. Il amène à questionner la place des ressources minérales dans la trajectoire et le projet du territoire à l'échelle locale, mais également celle des ressources minérales dans les modèles de société, à l'échelle nationale, voire internationale.
Des compétences pour engager un dialogue constructif entre parties prenantes des projets extractifs
CONTRIBUER à l'évolution des compétences
Les transformations éducatives constituent la matrice et le moteur du renouvellement du dialogue territorial autour des activités et projets extractifs. Elles doivent accompagner le développement collectif de compétences-clés pour l'intégration et la scénarisation territoriale des projets extractifs, aussi bien auprès des services de l'Etat, des collectivités locales, des industries que de la société civile. Les membres de la Chaire ont ainsi eu à cœur d'intégrer, dans les cursus de formation (initiale et continue) de leurs écoles, des modules permettant de développer ces compétences essentielles définir la meilleure trajectoire de développement des territoires extractifs.
Approche systémique
Anticipation
Le dialogue territorial engagé autour des projets extractifs, dans le contexte des débats publics organisés par la CNDP comme dans le quotidien des territoires, nécessite une évolution des compétences de l'ensemble des parties prenantes.
Réflexion critique
Les musées de minéralogie constituent des leviers essentiels de la médiation scientifique tournée vers le grand public.
Boursiers de la Chaire, ils sont aujourd'hui des acteurs de l'industrie extractive.
Les Boursiers de la Chaire
Dimitri MOULENGOU
Awre Armand KOUDOU
Atcheloh Franck KOUAME
Géotechnicien
Consultant minier
Responsable maintenance
Boursiers de la Chaire, ils sont aujourd'hui des acteurs de l'industrie extractive.
Fanta KABA
Chahinez BOUDERBALA
Alioune Badara MBODJI
Ingénieur métallurgie
Ingénieur Carrière
Géologue
La suite
Les Boursiers de la Chaire
Emery KADJI NGANGUE
Omar OUZOUHOU
LoubnaEL ARDI
Etudiant
Responsable technique
Ingénieur Mines&Carrières
Boursiers de la Chaire, ils sont aujourd'hui des acteurs de l'industrie extractive.
Aaron Hervé MBWÉ MBISSIK
Teddy LandryTONYE
Arnold William NKWE SAFFE
Géologue
Conducteur de travaux
Géologue
La chaire en quelques mots
Jean François Gaillaud
Leah Wilson
Directrice du développement durable et membre du comité exécutif chez Imerys
Chef de bureau, Ministère de la Transition Energétique
La Chaire est avant-tout un espace de dialogue et d'interface entre les mondes scientifiques, industriels et politiques. A ce titre, elle participe à expérimenter de nouvelles formes de collaboration.
"Cela permet d'avoir une littérature scientifique, des travaux de réflexion de fond sur, justement, sur les tenants de cette acceptabilité sociale au sein des territoires."
'La Chaire offre pour nous un forum multidisciplinaire [...] pour discuter et alimenter la recherche scientifique sur cette notion d'acceptabilité."
La suite
Paolo Stringari
AssiaTria
François Rousseau
Judith Sausse
Directrice,IMT Mines Alès
Directeur de la recherche, Mines Paris-PSL
Directeur général, Mines Nancy
Directrice Ecole Nationale Supérieure de Géologie
« La Chaire a joué un rôle important de soutien aux actions de formation, en attribuant notamment 24 bourses d’excellence à des étudiants des MS® MIRIS et 2EM, renforçant ainsi les liens entre la recherche académique et l’industrie des ressources minérales. »
"Depuis plus de 180 ans, l’évolution des techniques, des attentes des parties prenantes et des territoires en lien avec l’industrie minière, reste un sujet central pour les formations d’IMT Mines Alès."
"Mines Nancy partage son histoire avec l’industrie minérale. Une fois encore, les questions soulevées pour les mines et carrières, de plus en plus pluridisciplinaires, nous ont incités à innover, en formation comme en recherche."
"L’ENSG a pour mission essentielle de former une nouvelle génération d’experts, aptes à appréhender la complexité du cycle minier et de sa chaîne de valeur, tout en cultivant un engagement responsable et un ancrage territorial fort."
Contributions totales: 935 k€
La Chaire actrice de la formation initale
La Chaire en quelques chiffres
La Chaire au contact des terrain d'études
18 missions de terrain
dont 7 à l'international et 9 dans les territoires ultra-marins
La Chaire visible auprès des communautés scientifiques nationales et internationales
La Chaire contributrice à la formation continue
+ de 300 personnes
ont participé aux webinaires et séminaires de la Chaire
La Chaire dans le monde
La Chaire a eu pour objectif de réaliser des études de cas concrets sur les dynamiques existantes entre industries extractives et territoires, à travers le monde. Des projets ont ainsi été menés en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord et du Sud.
La Chaire en bande dessinée
Des planches de bandes dessinées ont été réalisées par Pierre-Etienne Bertrand (PEB), scénariste spécialisé dans la communication scientifique, accompagné de son collègue illustrateur, Aurélien Heckler (FOX). Elles abordent les dynamiques territoriales autour des projets de mines et carrières.
Les fiches d'identité des projets de la Chaire
La chaire en projets
05
01
Revégétalisation
Gouvernance
En 5 ans, les partenaires de la Chaire ont eu l'occasion de collaborer sur 10 projets de recherche questionnant les liens entre activités extractives et territoires.
06
09
02
Collections
Risques
Ethique
Carrières engagées
07
03
10
Savoir
Infrastructure
08
04
Interactions
Résilience
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Perspectives pour la suite
Boîte à idées
Le 26 novembre 2024, le COPIL de la Chaire à organiser un atelier participatif avec les industriels, les institutionnels et les chercheurs pour partager les avis sur le fonctionnement de la Chaire et préfigurer la suite à donner à cette collaboration.
République démocratique du Congo
L'étude de cas: Clément Marquet, sociologue, a mené courant 2023, une étude exploratoire sur les défis et les limites de la mise en oeuvre d'une chaîne d’approvisionnement minérale responsable portant sur le cobalt, dont 70% de la production mondiale provient de la RDC. L'image: L'exploitation du cobalt en RDC contrevient aux droits humains fondamentaux (faible voire absence d'équipement, taux d'accidents très important, exposition professionnelle aux poussières, important recourt au travail des enfants). La mise en perspective: Alors que la question de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises est une exigence sociale et politique de plus en plus importante, l'amélioration des conditions d'extraction du cobalt s'impose au secteur minier.
Résilience
Comment se décline la capacité de résilience des communautés minières ? Comment s’articule-t-elle dans l’espace et dans le temps ?
En croisant les regards d'une géologue et d'une urbaniste, ce projet étudie les interactions à l’œuvre autour de l’extraction des ressources minérales. En s’appuyant sur un cas concret d’exploitation de l’amiante au Québec, il s'agit de mettre en parallèle l’évolution de l’activité extractive et du territoire minier habité depuis la découverte du minerai et naissance de la communauté jusqu’à aujourd’hui. Nous verrons ainsi en quoi les interactions sociogéologiques et sociotechniques à l’œuvre dans l’histoire d’un territoire minier influent sur la résilience de celui-ci au cours du temps.
- L'étude des villes minières fantômes permettent de rendre compte de la diversité des interactions entre activités minières et territoire.
- La résilience des anciennes villes minières passe notamment par une mise en récit de l'évolution de leurs identités avant, pendant et après la mine.
Contact: noemie.fayol@mines-ales.fr
On tente
Gouvernance
- Une "profession de foi", une "raison d'être" pour clarifier des objectifs partagés
- L'élargissement du collectif (+ d'industriels, + d'expertises scientifiques, + de société civile)
- Un rôle plus important accordé au comité d'éthique
Fonctionnement
- Le recrutement d'un coordinateur dédié
- Une augmentation significative du budget (projets, suivi administratif et financier)
Saint Félix de Pallières, France
L'étude de cas: L’après-mine est le lieu d’une accumulation historique de savoirs, savoirs scientifiques, savoirs pratiques, savoirs mémoriels. Tessa Bonincontro et ses co-auteurs travaillent ainsi la multiplication des savoirs que provoquent certains anciens sites miniers en Cévennes, pour montrer comment ils contribuent à façonner l’avenir de ces territoires post-miniers et à nourrir les débats autour du renouveau minier en France. L'image: sur l'ancien site d'exploitation, la nature a largement repris ses droits. Des panneaux informent sur la présence de polluants dans les sols. La mise en perspective: Les anciens sites miniers sont des lieux d'expérimentation scientifique et politique pour innover tant sur la gestion des impacts environnementaux et sanitaires que sur le renouvellement du dialogue territorial.
Carrières engagées
Que recouvre le terme d’engagement dans le secteur de l’industrie extractive ? Comment se traduit-il sur le terrain et à différentes échelles?
Les relations carrières territoires font de plus en plus souvent appel au terme d’« engagement » : engagement des carrières dans les activités locales, engagement à respecter des chartes de bonnes pratiques, engagement des parties prenantes dans certaines décisions, etc. L’objectif du projet a été d’initier l’étude des modalités de ces relations sur l’exemple d’une carrière « engagée » (le site des Talc de Luzenac, IMERYS) choisie pour son ancrage territorial historique et spécifique, la qualité et la diversité des relations tissées par l’exploitant avec les parties prenantes.
- Parmi les questions abordées, celle de la perception de l'engagement par les salariés d'IMERYS, des liens entre salariés et territoire d'ancrage, et des innovations organisationnelles pour favoriser la concrétisation de l'engagement de l'entreprise.
Contact: noemie.fayol@mines-ales.fr
Gouvernance
Quel(s) rôle(s) de l'industrie extractive dans la fabrique des territoires ?
Depuis 2019, le projet « Gouvernance des territoires extractifs » se charge de coordonner l’animation scientifique de la Chaire. Parmi les moments forts de ce projet, on pourra retenir l’animation de 3 séminaires interdisciplinaires, courant 2020, 13 webinaires animés de 2022 à 2024 ainsi que la codirection d'un ouvrage collectif publié aux Presses de Mines. Cette animation scientifique soutenue participe à la co-construction d’une culture commune entre les participants de la « Chaire Industrie Minérale et Territoires ».
- Animation scientifique et co-construction d'une culture commune
- 35 intervenants mobilisés (16 provenant des SHS, 17 provenant des géosciences)
- 20 participants en moyenne sur l'ensemble des événements
Contact: juliette.cerceau@mines-ales.fr
Tanda-Iguela, Côte d'Ivoire
L'étude de cas: en 2023, en partenariat avec l'entreprise minière Endeavour Mining, une étude a été menée afin de mieux comprendre l'organisation et l'évolution des dynamiques spatiales et temporelles des activités minières artisanales à proximité d'un permis d'exploration industrielle. L'image:Tanda-Iguela en Côte d'Ivoire continue d'être l'objectif d'exploration le plus important d'Endeavour, puisque plus de 226 km de forage ont été réalisés sur la propriété depuis fin 2021, avec 168 km achevés en 2023. La mise en perspective: La coexistence d'activités artisanales et industrielles mérite d'être repensée afin de dépasser le paradigme de l'éviction (opérations de déguerpissement souvent vaines) et d'envisager l'interopérabilité entre les chaînes de production.
Guyane française
L'étude de cas: l'exploitation de l'or en Guyane a fait l'objet de travaux de recherche approfondis de 2021 à 2024. L'attention est portée sur le renouvellement du dialogue territorial autour de la place des activités aurifères dans la planification territoriale ainsi que sur l'expression des conflits de valeur attribuée à l'or et la forêt autour des projets de revégétalisation. L'image: depuis les années 1990, la Guyane est le lieu d'une nouvelle ruée vers l'or avec une forte augmentation du nombre de sites d'exploitation artisanale illégale. La mise en perspective: la réflexion sur la place des ressources minérales dans les systèmes de valeurs locaux ainsi que dans les scénarios d'évolution des territoires permet de renouveller le dialogue territorial autour des projets extractifs.
Boké, Guinée
L'étude de cas: Roberta Rubino a mené de 2020 à 2021 une étude comparative entre différents projets extractifs de la bauxite afin d'analyser les différents méthodes d'intégration territoriale des entreprises minières. Elle montre comme les entreprises minières contribuent à structurer l'espace, de manière physique et symbolique, par la mise en place d'infrastructures de transport notamment. L'image:le cas guinéen est exceptionnel du fait de la concentration d’entreprises internationales (européenne, américaines, russes, chinoises, indiennes, émirati). La mise en perspective: la mise en oeuvre de la responsabilité sociale des entreprises contribue activement à définir celles et ceux qui constituent les "parties prenantes", en modifiant les rapports de force locaux et nationaux.
Asbestos, Québec
L'étude de cas: l’histoire de l’ancienne ville minière d’Asbestos, au Québec, documentée et analysée par Noémie Fayol et Yona Jébrak jusqu’à son récent changement de nom en Val-des-Sources, est le témoin de l’imbrication de l’activité extractive dans la vie des communautés locales sur le temps long. L'abandon de l'extraction de l'amiante, longtemps jugée indispensable à la société, questionne la capacité de ce territoire à s'adapter et à se renouveler à la fin de l'activité minière. L'image: l'ancien site d'extraction de l'amiante est aujourd'hui un site à vocation touristique et communautaire. La mise en perspective: les projets extractifs, régulièrement lancés et avortés du fait des fluctuations des marchés internationaux et des choix technologiques de société, impactent en profondeur l'histoire et la résilience des territoires.
Ethique
Quels instruments pour garantir l’approvisionnement en cobalt « responsable » ? Avec quels effets sur les territoires ?
Ce projet exploratoire identifie des pistes de recherche sur les enjeux d'une chaîne d’approvisionnement responsable du cobalt, dans un contexte où ce métal connaît une demande croissante, notamment due à sa place stratégique pour le secteur technologique (militaire, numérique, aérospatial) et la transition énergétique (notamment batteries rechargeables, aimants des turbines d'éoliennes, etc.). Alors que la question de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises est également une exigence sociale et politique de plus en plus importante, l'amélioration des conditions d'extraction du cobalt s'impose au secteur minier.
- La mise en oeuvre des approvisionnements dits "hors conflit" passe par l'embargo sur des zones d'approvisionnement qui entretiennent des conflits locaux.
- Les filières d'approvisionnement Cobalt responsable change de doctrine en passant de l'embargo à la certification et la mise en oeuvre de nouvelles coopérations.
- Les filières responsables ont tendance à faire porter la responsabilité sur les mines artisanales en laissant de côté les problématiques liées à l'extraction industrielle.
Contact: clement.marquet@minesparis.psl.eu
On arrête
Gouvernance
- Une présidence et une direction scientifique tournantes
- Des règles de gouvernance trop strictes qui figent l'intelligence collective
- Un suivi irrégulier par des financeurs qui ne connaissent pas le détail des projets et ne peuvent pas faire des retours constructifs
Fonctionnement
- Un secrétaire général qui n'a pas suffisamment de temps dédié
Risques
Quelles places pour les activités aurifères en Guyane dans la planification territoriale ? Quelle aide d’un simulateur de scénarios miniers à la discussion entre parties prenantes ?
Ce travail a été réalisé selon une démarche d’analyse systématique des risques. Sur la base de l'étude du cas guyanais, un outil informatique nommé « SMT(g) » (Scénarios Mines-Territoire (Guyane)) a été développé pour simuler des scénarios de développement minier du territoire et en analyser les impacts. Il vise à accompagner les acteurs locaux, dans un processus d’aide à la discussion en optimisant les résultats à des fins de recherche de compromis. Le développement de l'outil est basé sur une classification multicritères des types de sites miniers légaux et illégaux et sur les relations existantes entre les objectifs du développement durable définis par les Nations Unis en 2015 et les types de sites miniers aurifères présent en Guyane
- Aide à la discussion en s’appuyant sur des scénarios fictifs mais réalistes plutôt que sur des projets miniers réels, afin de réduire le niveau de conflictualité
- Concertation en matière de planification territoriale collaborative, notamment en ce qui concerne l’exploitation des ressources minérales.
Contact: yann.gunzburger@univ-lorraine.frnina.fermet-quinet@univ-lorraine.fr rasool.mehdizadeh@univ-lorraine.fr
Interactions
Que nous apprend l'étude des interactions entre projets miniers cohabitant sur un même territoire ?
Lorsque des projets miniers de différentes natures et tailles cohabitent et interagissent dans le même territoire, des tensions peuvent en résulter, plus encore quand sont impliquées des activités minières artisanales non autorisées. À l’Est de la Cote d’Ivoire, l’entreprise minière Endeavour Mining est confrontée à un afflux massif d’orpailleurs illégaux au voisinage de ses permis d’exploration. Les données qu’elle produit pour la surveillance de ces derniers, couplées à des observations de terrain et à des entretiens, a permis une classification des sites d’orpaillage illégaux en fonction des activités qui y sont conduites et une description fine de la structuration et la dynamique des sites
- Démonstration de l’intérêt d’analyser les activités d’orpaillage artisanal comme un système industriel guidé par l’optimisation des process, en complément d’une analyse « sociale »
- Application possible au renouvellement des liens entre orpailleurs et activités industrielles au sein du permis d’exploration
Contact: yann.gunzburger@univ-lorraine.frnoemie.fayol@mines-ales.fr
Boîte à idées
Et si... On travaillait ensemble sur des cas d'études métropolitains proposés par les Mécènes ? On menait une étude d'impact des travaux menés par la Chaire ? On explorait de nouvelles technologies appliquées à la formation (ie. réalité virtuelle) ? On travaillait à l'émergence d'un sujet de thèse en co-construction avec 2 écoles et 2 mécènes minimum ?
Savoirs
Comment le "vivre avec" l'après-mine se traduit-il dans l'intimité des habitants des territoires post-miniers ?
En partenariat avec des artistes et des chercheuses, des ateliers ont été réalisés avec des habitants de Saint Félix de Pallières, en Cévennes, pour guider l'élaboration de "partitions de gestes et d'émotions" en territoire contaminé. Ces productions plastiques, présentées au public lors d'un festival à Thoiras, représentent l'évolution des gestes et des émotions, leurs variations au fil du temps.
- Se mettre à la place des habitants qui vivent en territoires contaminés
- Décrypter les affects et gestes du quotidien que supposent l’adaptation aux conséquences environnementales et sanitaires de l'exploitation des ressources minérales
Contact: juliette.cerceau@mines-ales.fr
Collections
Quel inventaire des gisements miniers européens dans les collections des Instituts Mines Télécom (IMT) ?
Dans ce contexte de transition énergétique et de besoin de connaissances approfondies de notre sous-sol, les bases de données des collections minéralogiques des IMT constituent une véritable encyclopédie du sous-sol. L’objectif est d’élaborer un inventaire géographique accessible sur les échantillons de nos collections associés à des gisements en Europe en collaboration avec des bases de données existantes.
Contact: geoffray.musial@mines-ales.fr eloise.gaillou@minesparis.psl.eu
Infrastructures
Qu'apprendre de la comparaison entre des projets extractifs conduits par des entreprises adoptant différents modes d’intégration territoriale ?
L’enquête conduite en Guinée, dans la zone d’exploitation de la bauxite, montre que l’identité des acteurs locaux dépend des choix techniques et réglementaires des projets miniers. Par exemple, les projets menés en lien avec les organisations internationales du développement s’appuient sur une approche fondée sur la « responsabilité » vis-à-vis des parties prenantes constituant la « société civile », laissant de côté l’État. A l’inverse, les projets dont la capitalisation est détenue en propre, en dehors de l’investissement international, négocient directement les conditions matérielles et économiques des projets avec l’État, qui y trouve ainsi une forme de souveraineté.
- Les choix en termes responsabilité environnementale et sociale des entreprises minières, qui s'expriment notamment dans des investissements infrastructurels, contribuent donc à définir et structurer les rapports de forces entre parties prenantes locales.
Contact: brice.laurent@minesparis.psl.euyann.gunzburger@univ-lorraine.fr
On continue
Gouvernance:
- Le dialogue renforcé entre académiques, institutionnels et industriels, notamment les comités de suivi opérationnels et les ateliers participatifs
- Les échanges entre les membres du COPIL, les partenariats multi-écoles
- Un budget sur 5 ans
Communication: webinaires, site Internet, format du bilan de la chaire
Luzenac, France
L'étude de cas: Située à 1 700 mètres d’altitude au-dessus du village de Luzenac (Ariège), la carrière de Trimouns est la plus grande carrière de talc en exploitation dans le monde et la seule en activité en France. Imerys Talc Luzenac France, qui exploite la carrière, produit chaque année environ 5 % de la demande mondiale. L'image: cette carrière fait l'objet d'une forte patrimonialisation à travers une image de marque (Talcaneô), des visites commentées du site, des panoramas uniques sur les Pyrénées et un espace muséographique dédié au talc de Luzenac. La mise en perspective: des postes clef ont été créés il y a environ 10 ans pour servir d’interlocuteurs privilégiés auprès des parties prenantes externes, en liaison étroite avec le directeur de l’usine et le directeur de la carrière. Cette organisation (postes et management) est quasi uniquement pour des carrières en France.
Revégétalisation
Comment les pratiques de valorisation des ressources naturelles sont-elles associées à la fabrique territoriale ?
Dans le cadre de ce projet, cette question est traitée par deux entrées complémentaires dans le contexte guyanais :1/ les différentes pratiques de revégétalisation des sites miniers; 2/ les imbrications entre pratiques de valorisation du bois et de l’or. La mise en regard des ressources minérales avec d'autres ressources naturelles, telles que le bois par exemple, permet d'envisager la transférabilité des réglementations et modèles économiques sur lesquelles reposent leur valorisation: quid d'une labellisation "durable" de l'exploitation du sous-sol à l'instar de la certification "durable" de l'exploitation forestière ? Ce projet a également reçu le soutien du projet Valuethread.
- La co-existence, sur un même territoire, de l'exploitation de l'or et de la forêt entraîne des "conflits de valorisation", questionnant la valeur collectivement attribuée à un espace géographique spécifique.
- La compréhension fine des modes de valorisation et d'exploitation des autres ressources territoriales présentes sur un site extractif permet d'anticiper ces éventuels "confilts de valorisation".
- La revégétalisation, comme solution post-extractive, témoigne d'une certaine conception de notre rapport à la nature qu'il est utile de questionner.
Contact: brice.laurent@minesparis.psl.eu
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Dans les années 2010, la phase de « Renouveau minier » qu’a connue la France a contribué à remettre à l’agenda la question de l’extraction des matières premières minérales sur le territoire français. Aujourd'hui plus encore, les transitions énergétiques et numériques ainsi que le contexte géopolitique de tension accrue sur les métaux critiques et stratégiques, continuent d’alimenter les débats autour des mines et des carrières. La Chaire "Industrie Minérale & Territoires" contribue à nourrir la réflexion des parties prenantes sur ces sujets, pour renouveler les conditions d'un dialogue territorial autour de la place des ressources minérales dans les projets locaux, nationaux et internationaux.
Décrypter les présupposés Liés au positionnement stratégique de l'extraction des georessources dans les territoires
Le bilan
Reformuler la question de l'acceptabilité sociale pour renouveler le dialogue territorial
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2020-2025
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La chaire en quelques mots
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La Chaire dans le monde
"L'extraction des géoressources intervient dans un contexte territorial pré-existant avec lequel il faut composer."
"Bien connaître le territoire pour bien agir"
"Il s'agit de maîtriser le "risque social" lié à ce contexte territorial."
Les présupposés du positionnement stratégique de l'extraction des géoressources façonnent une politique du territoire comme "contexte" extérieur à diagnostiquer pour mieux le maîtriser.
"L'extraction des géoressources permet d'investir dans des infrastructures et des services pour le territoire."
Acceptabilité sociale et critallisation de la question extractive
Reformuler la question de l'acceptabilité sociale
Dans un contexte de relocalisation potentielle de certaines activités minières en France métropolitaine, se pose la question d’être "pour" ou "contre" un projet de mine ou de carrière à un moment donné et à un endroit précis. Cette question de l'"acceptabilité sociale" du projet positionne le dialogue territorial dans un contexte:
Les travaux de la Chaire mettent en évidence l'importance de sortir de la question de l'acceptabilité sociale pour penser en termes de scénarios.
En conséquence, dans un tel débat binaire, voire parfois manichéen, qui simplifie à l’extrême la grande complexité du sujet, et où la prise de décision est complexe, c’est souvent le « non » qui l’emporte, par prudence, par absence de consensus, ou parce qu’il est plus simple de ne rien faire que de prendre des risques en agissant, ou de se mettre en capacité d’améliorer un projet dans une véritable démarche de co-construction.
La suite
Questionner la place des ressources minérales dans les scénarios territoriaux
Reformuler la question de l'acceptabilité sociale
Au-delà de l'impasse du "pour" ou "contre" l'activité extractive, il s'agit de placer au coeur du dalogue territorial trois questions fondamentales:
La question de l'intégration territoriale, ou plutôt de la territorialisation des projets et activités extractives.
Cette question amène à défendre le point de vue selon lequel le projet ou le site extractif ne peut pas être conçu comme une enclave dont on internaliserait les externalités. Le territoire qui le reçoit ne peut pas non plus être vu comme un contexte extérieur qu'il s'agit de maîtriser, comme un réceptacle passif aux projets qui s’y développent. Elle conduit à prêter plus d’attention aux interactions et aux créations de valeur qui existent à tout moment entre l'activité extractive et le territoire dans lequel il se développe.
Les travaux de la Chaire amènent à sortir de l'impasse de l'acceptabilité sociale pour questionner la place des ressources minérales dans les scénarios territoriaux.
La question de la scénarisation territoriale du projet et de l'évolution de l'activité extractive.
Cette question amène à mettre en débat le destin commun qui lie une activité extractive et un territoire, à décider collectivement des formes de distribution des valeurs générées et impactées par l'extraction des ressources du sous-sol, mais également à identifier les différents scénarios extractifs (en termes de temporalités, de spatialité, de gouvernance, d’infrastructures) en fonction des risques socioéconomiques et environnementaux, qu’ils soient positifs ou négatifs.
La question de l'échelle prise en compte dans le dialogue territorial..
Le dialogue territorial autour des projets extractifs suppose de faire co-exister de nombreuses échelles d'intérêt et d'impact. Il amène à questionner la place des ressources minérales dans la trajectoire et le projet du territoire à l'échelle locale, mais également celle des ressources minérales dans les modèles de société, à l'échelle nationale, voire internationale.
Des compétences pour engager un dialogue constructif entre parties prenantes des projets extractifs
CONTRIBUER à l'évolution des compétences
Les transformations éducatives constituent la matrice et le moteur du renouvellement du dialogue territorial autour des activités et projets extractifs. Elles doivent accompagner le développement collectif de compétences-clés pour l'intégration et la scénarisation territoriale des projets extractifs, aussi bien auprès des services de l'Etat, des collectivités locales, des industries que de la société civile. Les membres de la Chaire ont ainsi eu à cœur d'intégrer, dans les cursus de formation (initiale et continue) de leurs écoles, des modules permettant de développer ces compétences essentielles définir la meilleure trajectoire de développement des territoires extractifs.
Approche systémique
Anticipation
Le dialogue territorial engagé autour des projets extractifs, dans le contexte des débats publics organisés par la CNDP comme dans le quotidien des territoires, nécessite une évolution des compétences de l'ensemble des parties prenantes.
Réflexion critique
Les musées de minéralogie constituent des leviers essentiels de la médiation scientifique tournée vers le grand public.
Boursiers de la Chaire, ils sont aujourd'hui des acteurs de l'industrie extractive.
Les Boursiers de la Chaire
Dimitri MOULENGOU
Awre Armand KOUDOU
Atcheloh Franck KOUAME
Géotechnicien
Consultant minier
Responsable maintenance
Boursiers de la Chaire, ils sont aujourd'hui des acteurs de l'industrie extractive.
Fanta KABA
Chahinez BOUDERBALA
Alioune Badara MBODJI
Ingénieur métallurgie
Ingénieur Carrière
Géologue
La suite
Les Boursiers de la Chaire
Emery KADJI NGANGUE
Omar OUZOUHOU
LoubnaEL ARDI
Etudiant
Responsable technique
Ingénieur Mines&Carrières
Boursiers de la Chaire, ils sont aujourd'hui des acteurs de l'industrie extractive.
Aaron Hervé MBWÉ MBISSIK
Teddy LandryTONYE
Arnold William NKWE SAFFE
Géologue
Conducteur de travaux
Géologue
La chaire en quelques mots
Jean François Gaillaud
Leah Wilson
Directrice du développement durable et membre du comité exécutif chez Imerys
Chef de bureau, Ministère de la Transition Energétique
La Chaire est avant-tout un espace de dialogue et d'interface entre les mondes scientifiques, industriels et politiques. A ce titre, elle participe à expérimenter de nouvelles formes de collaboration.
"Cela permet d'avoir une littérature scientifique, des travaux de réflexion de fond sur, justement, sur les tenants de cette acceptabilité sociale au sein des territoires."
'La Chaire offre pour nous un forum multidisciplinaire [...] pour discuter et alimenter la recherche scientifique sur cette notion d'acceptabilité."
La suite
Paolo Stringari
AssiaTria
François Rousseau
Judith Sausse
Directrice,IMT Mines Alès
Directeur de la recherche, Mines Paris-PSL
Directeur général, Mines Nancy
Directrice Ecole Nationale Supérieure de Géologie
« La Chaire a joué un rôle important de soutien aux actions de formation, en attribuant notamment 24 bourses d’excellence à des étudiants des MS® MIRIS et 2EM, renforçant ainsi les liens entre la recherche académique et l’industrie des ressources minérales. »
"Depuis plus de 180 ans, l’évolution des techniques, des attentes des parties prenantes et des territoires en lien avec l’industrie minière, reste un sujet central pour les formations d’IMT Mines Alès."
"Mines Nancy partage son histoire avec l’industrie minérale. Une fois encore, les questions soulevées pour les mines et carrières, de plus en plus pluridisciplinaires, nous ont incités à innover, en formation comme en recherche."
"L’ENSG a pour mission essentielle de former une nouvelle génération d’experts, aptes à appréhender la complexité du cycle minier et de sa chaîne de valeur, tout en cultivant un engagement responsable et un ancrage territorial fort."
Contributions totales: 935 k€
La Chaire actrice de la formation initale
La Chaire en quelques chiffres
La Chaire au contact des terrain d'études
18 missions de terrain
dont 7 à l'international et 9 dans les territoires ultra-marins
La Chaire visible auprès des communautés scientifiques nationales et internationales
La Chaire contributrice à la formation continue
+ de 300 personnes
ont participé aux webinaires et séminaires de la Chaire
La Chaire dans le monde
La Chaire a eu pour objectif de réaliser des études de cas concrets sur les dynamiques existantes entre industries extractives et territoires, à travers le monde. Des projets ont ainsi été menés en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord et du Sud.
La Chaire en bande dessinée
Des planches de bandes dessinées ont été réalisées par Pierre-Etienne Bertrand (PEB), scénariste spécialisé dans la communication scientifique, accompagné de son collègue illustrateur, Aurélien Heckler (FOX). Elles abordent les dynamiques territoriales autour des projets de mines et carrières.
Les fiches d'identité des projets de la Chaire
La chaire en projets
05
01
Revégétalisation
Gouvernance
En 5 ans, les partenaires de la Chaire ont eu l'occasion de collaborer sur 10 projets de recherche questionnant les liens entre activités extractives et territoires.
06
09
02
Collections
Risques
Ethique
Carrières engagées
07
03
10
Savoir
Infrastructure
08
04
Interactions
Résilience
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Perspectives pour la suite
Boîte à idées
Le 26 novembre 2024, le COPIL de la Chaire à organiser un atelier participatif avec les industriels, les institutionnels et les chercheurs pour partager les avis sur le fonctionnement de la Chaire et préfigurer la suite à donner à cette collaboration.
République démocratique du Congo
L'étude de cas: Clément Marquet, sociologue, a mené courant 2023, une étude exploratoire sur les défis et les limites de la mise en oeuvre d'une chaîne d’approvisionnement minérale responsable portant sur le cobalt, dont 70% de la production mondiale provient de la RDC. L'image: L'exploitation du cobalt en RDC contrevient aux droits humains fondamentaux (faible voire absence d'équipement, taux d'accidents très important, exposition professionnelle aux poussières, important recourt au travail des enfants). La mise en perspective: Alors que la question de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises est une exigence sociale et politique de plus en plus importante, l'amélioration des conditions d'extraction du cobalt s'impose au secteur minier.
Résilience
Comment se décline la capacité de résilience des communautés minières ? Comment s’articule-t-elle dans l’espace et dans le temps ?
En croisant les regards d'une géologue et d'une urbaniste, ce projet étudie les interactions à l’œuvre autour de l’extraction des ressources minérales. En s’appuyant sur un cas concret d’exploitation de l’amiante au Québec, il s'agit de mettre en parallèle l’évolution de l’activité extractive et du territoire minier habité depuis la découverte du minerai et naissance de la communauté jusqu’à aujourd’hui. Nous verrons ainsi en quoi les interactions sociogéologiques et sociotechniques à l’œuvre dans l’histoire d’un territoire minier influent sur la résilience de celui-ci au cours du temps.
Contact: noemie.fayol@mines-ales.fr
On tente
Gouvernance
- Une "profession de foi", une "raison d'être" pour clarifier des objectifs partagés
- L'élargissement du collectif (+ d'industriels, + d'expertises scientifiques, + de société civile)
- Un rôle plus important accordé au comité d'éthique
FonctionnementSaint Félix de Pallières, France
L'étude de cas: L’après-mine est le lieu d’une accumulation historique de savoirs, savoirs scientifiques, savoirs pratiques, savoirs mémoriels. Tessa Bonincontro et ses co-auteurs travaillent ainsi la multiplication des savoirs que provoquent certains anciens sites miniers en Cévennes, pour montrer comment ils contribuent à façonner l’avenir de ces territoires post-miniers et à nourrir les débats autour du renouveau minier en France. L'image: sur l'ancien site d'exploitation, la nature a largement repris ses droits. Des panneaux informent sur la présence de polluants dans les sols. La mise en perspective: Les anciens sites miniers sont des lieux d'expérimentation scientifique et politique pour innover tant sur la gestion des impacts environnementaux et sanitaires que sur le renouvellement du dialogue territorial.
Carrières engagées
Que recouvre le terme d’engagement dans le secteur de l’industrie extractive ? Comment se traduit-il sur le terrain et à différentes échelles?
Les relations carrières territoires font de plus en plus souvent appel au terme d’« engagement » : engagement des carrières dans les activités locales, engagement à respecter des chartes de bonnes pratiques, engagement des parties prenantes dans certaines décisions, etc. L’objectif du projet a été d’initier l’étude des modalités de ces relations sur l’exemple d’une carrière « engagée » (le site des Talc de Luzenac, IMERYS) choisie pour son ancrage territorial historique et spécifique, la qualité et la diversité des relations tissées par l’exploitant avec les parties prenantes.
Contact: noemie.fayol@mines-ales.fr
Gouvernance
Quel(s) rôle(s) de l'industrie extractive dans la fabrique des territoires ?
Depuis 2019, le projet « Gouvernance des territoires extractifs » se charge de coordonner l’animation scientifique de la Chaire. Parmi les moments forts de ce projet, on pourra retenir l’animation de 3 séminaires interdisciplinaires, courant 2020, 13 webinaires animés de 2022 à 2024 ainsi que la codirection d'un ouvrage collectif publié aux Presses de Mines. Cette animation scientifique soutenue participe à la co-construction d’une culture commune entre les participants de la « Chaire Industrie Minérale et Territoires ».
Contact: juliette.cerceau@mines-ales.fr
Tanda-Iguela, Côte d'Ivoire
L'étude de cas: en 2023, en partenariat avec l'entreprise minière Endeavour Mining, une étude a été menée afin de mieux comprendre l'organisation et l'évolution des dynamiques spatiales et temporelles des activités minières artisanales à proximité d'un permis d'exploration industrielle. L'image:Tanda-Iguela en Côte d'Ivoire continue d'être l'objectif d'exploration le plus important d'Endeavour, puisque plus de 226 km de forage ont été réalisés sur la propriété depuis fin 2021, avec 168 km achevés en 2023. La mise en perspective: La coexistence d'activités artisanales et industrielles mérite d'être repensée afin de dépasser le paradigme de l'éviction (opérations de déguerpissement souvent vaines) et d'envisager l'interopérabilité entre les chaînes de production.
Guyane française
L'étude de cas: l'exploitation de l'or en Guyane a fait l'objet de travaux de recherche approfondis de 2021 à 2024. L'attention est portée sur le renouvellement du dialogue territorial autour de la place des activités aurifères dans la planification territoriale ainsi que sur l'expression des conflits de valeur attribuée à l'or et la forêt autour des projets de revégétalisation. L'image: depuis les années 1990, la Guyane est le lieu d'une nouvelle ruée vers l'or avec une forte augmentation du nombre de sites d'exploitation artisanale illégale. La mise en perspective: la réflexion sur la place des ressources minérales dans les systèmes de valeurs locaux ainsi que dans les scénarios d'évolution des territoires permet de renouveller le dialogue territorial autour des projets extractifs.
Boké, Guinée
L'étude de cas: Roberta Rubino a mené de 2020 à 2021 une étude comparative entre différents projets extractifs de la bauxite afin d'analyser les différents méthodes d'intégration territoriale des entreprises minières. Elle montre comme les entreprises minières contribuent à structurer l'espace, de manière physique et symbolique, par la mise en place d'infrastructures de transport notamment. L'image:le cas guinéen est exceptionnel du fait de la concentration d’entreprises internationales (européenne, américaines, russes, chinoises, indiennes, émirati). La mise en perspective: la mise en oeuvre de la responsabilité sociale des entreprises contribue activement à définir celles et ceux qui constituent les "parties prenantes", en modifiant les rapports de force locaux et nationaux.
Asbestos, Québec
L'étude de cas: l’histoire de l’ancienne ville minière d’Asbestos, au Québec, documentée et analysée par Noémie Fayol et Yona Jébrak jusqu’à son récent changement de nom en Val-des-Sources, est le témoin de l’imbrication de l’activité extractive dans la vie des communautés locales sur le temps long. L'abandon de l'extraction de l'amiante, longtemps jugée indispensable à la société, questionne la capacité de ce territoire à s'adapter et à se renouveler à la fin de l'activité minière. L'image: l'ancien site d'extraction de l'amiante est aujourd'hui un site à vocation touristique et communautaire. La mise en perspective: les projets extractifs, régulièrement lancés et avortés du fait des fluctuations des marchés internationaux et des choix technologiques de société, impactent en profondeur l'histoire et la résilience des territoires.
Ethique
Quels instruments pour garantir l’approvisionnement en cobalt « responsable » ? Avec quels effets sur les territoires ?
Ce projet exploratoire identifie des pistes de recherche sur les enjeux d'une chaîne d’approvisionnement responsable du cobalt, dans un contexte où ce métal connaît une demande croissante, notamment due à sa place stratégique pour le secteur technologique (militaire, numérique, aérospatial) et la transition énergétique (notamment batteries rechargeables, aimants des turbines d'éoliennes, etc.). Alors que la question de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises est également une exigence sociale et politique de plus en plus importante, l'amélioration des conditions d'extraction du cobalt s'impose au secteur minier.
Contact: clement.marquet@minesparis.psl.eu
On arrête
Gouvernance
- Une présidence et une direction scientifique tournantes
- Des règles de gouvernance trop strictes qui figent l'intelligence collective
- Un suivi irrégulier par des financeurs qui ne connaissent pas le détail des projets et ne peuvent pas faire des retours constructifs
FonctionnementRisques
Quelles places pour les activités aurifères en Guyane dans la planification territoriale ? Quelle aide d’un simulateur de scénarios miniers à la discussion entre parties prenantes ?
Ce travail a été réalisé selon une démarche d’analyse systématique des risques. Sur la base de l'étude du cas guyanais, un outil informatique nommé « SMT(g) » (Scénarios Mines-Territoire (Guyane)) a été développé pour simuler des scénarios de développement minier du territoire et en analyser les impacts. Il vise à accompagner les acteurs locaux, dans un processus d’aide à la discussion en optimisant les résultats à des fins de recherche de compromis. Le développement de l'outil est basé sur une classification multicritères des types de sites miniers légaux et illégaux et sur les relations existantes entre les objectifs du développement durable définis par les Nations Unis en 2015 et les types de sites miniers aurifères présent en Guyane
Contact: yann.gunzburger@univ-lorraine.frnina.fermet-quinet@univ-lorraine.fr rasool.mehdizadeh@univ-lorraine.fr
Interactions
Que nous apprend l'étude des interactions entre projets miniers cohabitant sur un même territoire ?
Lorsque des projets miniers de différentes natures et tailles cohabitent et interagissent dans le même territoire, des tensions peuvent en résulter, plus encore quand sont impliquées des activités minières artisanales non autorisées. À l’Est de la Cote d’Ivoire, l’entreprise minière Endeavour Mining est confrontée à un afflux massif d’orpailleurs illégaux au voisinage de ses permis d’exploration. Les données qu’elle produit pour la surveillance de ces derniers, couplées à des observations de terrain et à des entretiens, a permis une classification des sites d’orpaillage illégaux en fonction des activités qui y sont conduites et une description fine de la structuration et la dynamique des sites
Contact: yann.gunzburger@univ-lorraine.frnoemie.fayol@mines-ales.fr
Boîte à idées
Et si... On travaillait ensemble sur des cas d'études métropolitains proposés par les Mécènes ? On menait une étude d'impact des travaux menés par la Chaire ? On explorait de nouvelles technologies appliquées à la formation (ie. réalité virtuelle) ? On travaillait à l'émergence d'un sujet de thèse en co-construction avec 2 écoles et 2 mécènes minimum ?
Savoirs
Comment le "vivre avec" l'après-mine se traduit-il dans l'intimité des habitants des territoires post-miniers ?
En partenariat avec des artistes et des chercheuses, des ateliers ont été réalisés avec des habitants de Saint Félix de Pallières, en Cévennes, pour guider l'élaboration de "partitions de gestes et d'émotions" en territoire contaminé. Ces productions plastiques, présentées au public lors d'un festival à Thoiras, représentent l'évolution des gestes et des émotions, leurs variations au fil du temps.
Contact: juliette.cerceau@mines-ales.fr
Collections
Quel inventaire des gisements miniers européens dans les collections des Instituts Mines Télécom (IMT) ?
Dans ce contexte de transition énergétique et de besoin de connaissances approfondies de notre sous-sol, les bases de données des collections minéralogiques des IMT constituent une véritable encyclopédie du sous-sol. L’objectif est d’élaborer un inventaire géographique accessible sur les échantillons de nos collections associés à des gisements en Europe en collaboration avec des bases de données existantes.
Contact: geoffray.musial@mines-ales.fr eloise.gaillou@minesparis.psl.eu
Infrastructures
Qu'apprendre de la comparaison entre des projets extractifs conduits par des entreprises adoptant différents modes d’intégration territoriale ?
L’enquête conduite en Guinée, dans la zone d’exploitation de la bauxite, montre que l’identité des acteurs locaux dépend des choix techniques et réglementaires des projets miniers. Par exemple, les projets menés en lien avec les organisations internationales du développement s’appuient sur une approche fondée sur la « responsabilité » vis-à-vis des parties prenantes constituant la « société civile », laissant de côté l’État. A l’inverse, les projets dont la capitalisation est détenue en propre, en dehors de l’investissement international, négocient directement les conditions matérielles et économiques des projets avec l’État, qui y trouve ainsi une forme de souveraineté.
Contact: brice.laurent@minesparis.psl.euyann.gunzburger@univ-lorraine.fr
On continue
Gouvernance:
- Le dialogue renforcé entre académiques, institutionnels et industriels, notamment les comités de suivi opérationnels et les ateliers participatifs
- Les échanges entre les membres du COPIL, les partenariats multi-écoles
- Un budget sur 5 ans
Communication: webinaires, site Internet, format du bilan de la chaireLuzenac, France
L'étude de cas: Située à 1 700 mètres d’altitude au-dessus du village de Luzenac (Ariège), la carrière de Trimouns est la plus grande carrière de talc en exploitation dans le monde et la seule en activité en France. Imerys Talc Luzenac France, qui exploite la carrière, produit chaque année environ 5 % de la demande mondiale. L'image: cette carrière fait l'objet d'une forte patrimonialisation à travers une image de marque (Talcaneô), des visites commentées du site, des panoramas uniques sur les Pyrénées et un espace muséographique dédié au talc de Luzenac. La mise en perspective: des postes clef ont été créés il y a environ 10 ans pour servir d’interlocuteurs privilégiés auprès des parties prenantes externes, en liaison étroite avec le directeur de l’usine et le directeur de la carrière. Cette organisation (postes et management) est quasi uniquement pour des carrières en France.
Revégétalisation
Comment les pratiques de valorisation des ressources naturelles sont-elles associées à la fabrique territoriale ?
Dans le cadre de ce projet, cette question est traitée par deux entrées complémentaires dans le contexte guyanais :1/ les différentes pratiques de revégétalisation des sites miniers; 2/ les imbrications entre pratiques de valorisation du bois et de l’or. La mise en regard des ressources minérales avec d'autres ressources naturelles, telles que le bois par exemple, permet d'envisager la transférabilité des réglementations et modèles économiques sur lesquelles reposent leur valorisation: quid d'une labellisation "durable" de l'exploitation du sous-sol à l'instar de la certification "durable" de l'exploitation forestière ? Ce projet a également reçu le soutien du projet Valuethread.
Contact: brice.laurent@minesparis.psl.eu